Depuis un petit bout, il y a une histoire qui roule dans les médias au sujet du contrat pour l'installation de compteurs d'eau dans les commerces et institutions de Montréal. Une bagatelle de 107 millions $ sur un contrat global de 355 millions $ décerné au consortium GénieEau pour la gestion de l'eau de la Métropole. Un excitant partenariat public-privé porteur d'une meilleure gestion des deniers publics.Oups! Il semblerait que la Ville de Montréal s'est fait entuber et qu'elle paye beaucoup trop cher pour ses compteurs. Pire, le parcours professionnel récent de l'ancien président du conseil exécutif de la Ville, Frank Zampino, à l'apparence d'un retour d'ascenseur. Résumé d'Yves Boisvert de La Presse :
Depuis deux semaines, le malaise est énorme à l'hôtel de ville. On apprend pour les tours de bateau de Frank Zampino sur le yacht de Tony Accurso, propriétaire de la firme Simard-Beaudry, partenaire de GÉNIeau. On sait que M. Zampino est maintenant VP chez Dessau, autre firme partie à GÉNIeau.Le discrédit sur le projet est si grand, que le maire Tremblay vient de le suspendre.
Je crois que nous avons ici ce qui pourrait être un bel exemple de capitalisme d'accès. Le marché en libre concurrence devrait, selon la théorie, permettre à la Ville d'obtenir le meilleur prix pour le contrat de gestion de l'eau. Or si les dés sont pipés et qu'un des concurrents à ses accès dans la machine publique, peut obtenir plus d'information, mieux cibler sont appel d'offres, peut-on encore parler de libre concurrence? Même problématique si un appel d'offres est conçu pour favoriser l'expertise d'un groupe par rapport à un autre... Alors, la Ville, au lieu d'obtenir le meilleur prix pour les services dont elle a besoin, peut se retrouver à payer trop pour des choses dont elle n'a pas nécessairement besoin.
C'est formidable le capitalisme en marche... pour ceux qui connaissent les bonne personnes...


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