Le mot « narrative » (anglais pour « récit ») est très populaire auprès des stratèges politiques de la présente campagne américaine. J'en comprend que c'est l'idée que les communications d'un candidat doivent participer d'un récit simple et contribuer à nourrir ce récit sans défaillir (engage the public in a narrative).
Obama : Le candidat du changement affronte un vieux guerrier du passé qui ne connaît que les recettes de W. Bush qui ont mené la nation dans une crise économique et dans des guerres sans fin.
McCain : Un héro de guerre habitué aux situations de crise affronte un candidat sans expérience qui n'a jamais fait ses preuves et que nous ne connaissons pas vraiment.
Pour McCain, de toute façon, l'histoire était un peu écrite d'avance en raison de l'impopularité record de son prédecesseur et de la crise actuelle. Dans le plupart des versions de cette histoire, c'est le prince aux oreilles décollées qui sauve la princesse et devient président du royaume enchanté.
À lire : un article du New York Time qui utilise la notion de «narrative» et nous plonge au coeur de la campagne de McCain.
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