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mardi 19 février 2013

Le baiser de la mort

Si apparaître en public pour défendre une opinion commune avec le docteur Khadir est un baiser de la mort, Éric Duhaime est un mourant qui s'ignore.


Hier :


Il n'y a pas si longtemps :










lundi 17 décembre 2012

Dessine-moi une conscience environnementale


L'autre jour au travail, je suis tombé sur une bribe d'information qui m'a fait sourciller. Le conseil d'administration d'Hydro-Québec a un sous-comité qui s'occupe d'environnement.  En fait, pas vraiment d'environnement... Son nom est « Comité d'environnement et d'affaires publiques ».

Affaires publiques, comme dans relations publique, comme dans marketing, comme dans image de marque. Aucun des membres indépendants du c.a. délégués à ce comité n'a début d'une expertise en environnement. Pas la présidente de compagnie d'assurance. Pas la pdg de TV5. Pas la directrice des ressources humaines d'une compagnie de transport ni l'ancien ministre libéral. Mince consolation, l'expertise en relation publique semble bien se porter.

Contenez votre étonnement, je vous prie.

Il y a bien Thierry Vandal, le pdg d'Hydro, qui siège sur ce comité. Il a sans doute glané de l'expertise en environnement au fil des ans, à Hydro et, avant,dans le domaine du gaz et de la pétrochimie.

Il n'y a pas là de grand scandale - il y a surement bien pire à trouver parmi les centaines de millions qui se dépensent à Hydro. Pourtant, ça devrait choquer que, le conseil qui contrôle Hydro-Québec, la question de l'environnement soit une problématique de relation publique confiée, de surcroît, à un groupe sans doute fort bien intentionné, mais qui ne connaît rien au sujet.





mardi 11 décembre 2012

Éric Duhaime, pédagogue perspicace

C'est la nouvelle humoristique de la semaine.

L'Institut économique de Montréal vient de décerner ses prix d'éducation économique. Le calomniste columniste Éric Duhaime est l'un des deux heureux récipiendaires. Dans son communiqué, l'IEDM justifie ainsi son choix :
M. Duhaime a remporté le prix pour sa façon originale de présenter le concept de création de richesse. Notamment par son intervention de janvier 2012 sur les ondes de V, il a contribué à mettre en perspective les revenus des plus fortunés de notre société et à expliquer leur précieux apport.
En d'autres mots, le lobby des riches le félicite de prendre la défense des riches dans les médias. Leur choix allait donc de soi. Je trouve, par contre, que l'Institut ne rend pas complètement justice à toute la profondeur des enseignements que prodigue ce prolixe commentateur.

Comment oublier sa théorie de la «perspicacité»? Il exposa celle-ci pour la première fois dans une chronique du 23 novembre 2010 en des termes très simple : « Personnellement, je vois Accurso comme un homme d’affaires perspicace qui utilise les règles du jeu pour faire prospérer son business.» Il nous aide à comprendre qu'il est justifié de s'enrichir en s'acoquinant avec la mafia et en fraudant à répétition le gouvernement. En fait, et là est le coeur de sa théorie, «cet habile financier a utilisé à merveille les règles du jeu de l’actuel système syndicalo-politique pourri», explique-t-il. Bref, le crime économique, c'est la faute au système, pas au crosseur.

Que dire de sa fine analyse du secteur minier? Il est le premier à avoir exposé la concurrence déloyale livrée par une petite compagnie qui recycle du fer aux grandes multinationales qui exploitent des mine de fer dans le Nord du Québec. Le tout avec la complicité d'un député gauchiste sans foi ni loi.

M. Duhaime n'a pas peur d'affronter les forces de l'obscurantisme pour défendre la création de la richesse à tout prix. Sa défense du «miracle chilien» du dictateur Augusto Pinochet en commission parlementaire a d'ailleurs laissé l'ancien ministre Sam Hamad, cet «homme d'esprit universel», pantois (voir la vidéo ci-bas).

Bref, ce n'est pas un simple prix que mérite Éric Duhaime, mais bien un monument pour rendre pleinement hommage à son courage. En effet, il faut avoir des nerfs d'acier pour défendre avec une telle constance les puissants contre les plus faibles, ceux qui ont tout contre les crottés qui n'ont rien.

Mais bon, la bourse de 3 000$ qui viendra avec le prix de l'IEDM est un début. De plus, elle sera certainement une (mince) consolation pour les côtes d'écoute médiocres de sa nouvelle émission quotidienne.






vendredi 7 décembre 2012

Handicapé? Reste donc chez toi!

Après les compressions, les personnes handicapées devront s'adapter...

Notre gouvernement jure sur tous les toits que les sévères compressions budgétaires qu’il impose ne toucheront pas directement les citoyens. Pourtant, il vient de couper 14 % du programme de transport adapté aux personnes handicapées, soit 12 millions de moins. Il va falloir m’expliquer comment ces coupures n’affecteront pas les services… à moins que le gouvernement n’applique la solution illustrée ci-haut.

Mais à quoi pensent-ils? Ils ne voient pas de problème à donner un avantage qui vaut plus d’un million $ à André Boisclair, puis serrent la vis aux handicapés?

Se déplacer quand on est handicapé n’est pas une sinécure.  Les transports adaptés ne sont pas toujours disponibles, il faut réserver d’avance, ils arrivent souvent en retard, font parfois des « runs de lait » très longues avant de vous mener à destination. Mais bon, leurs utilisateurs font avec,  et l’utilisent pour aller travailler, se faire soigner, sortir de chez eux et échapper à l’isolement.

Mais rassurez-vous les poussinots et les poussinettes, tout ne va pas mal au Québec pour tout le monde. Le gouvernement allonge 500 millions de plus pour rémunérer les médecins, le lieutenant-gouverneur conserve ses budgets, et nos ministres continueront à se déplacer en limousine. Et les handicapés auront plus de temps libre pour écouter la télévision… chez eux.




mercredi 5 décembre 2012

Je ne brûlerai pas mon jack strap pour ça, mais...


Il y a de ces ironies. Prenez le dévoilement aujourd'hui à l'Assemblée nationale d'un monument honorant la contribution des femmes en politique. Le monument était enveloppé de grands draps en attendant son dévoilement officiel. Les dignitaires qui ont procédé au déshabillage des statues des quatre femmes honorées étaient Jacques Chagnon, président de l'Assemblée nationale, Jean-Marc Fournier, François Legault et, heureusement, Pauline Marois. Trois hommes et une femme pour poser ce geste symbolique. Seule Pauline me semblait à sa place. En plus, elle aura un jour sa statue comme première première ministre du Québec.

Pas de conspiration anti-féministe à l'oeuvre. C'est simplement le résultat de l'application stricte des règles du protocole parlementaire : le président et les chef des partis reconnus, final bâton .

Ça aurait pourtant été tellement facile pour les gars de laisser la place à une des femmes brillantes de leur propre formation. Il y avait même, sur place, la fille de Marie-Claire Kirkland, première députée et première femme ministre du Québec. On aurait bien pu l'inviter à procéder au dévoilement.

Si ces ces femmes que l'on honore nous ont bien appris une chose, c'est qu'il est parfois nécessaire de sortir du cadre établi.

Bon, je ne brûlerai pas mon jack strap pour ça. mais je ne peux m'empêcher de soulever cette ironie qu'aucun et aucune de mes collègues de travail n'a manqué de remarquer.

Voici un extrait du communiqué officiel qui explique qui sont ces femmes qui ont ouvert la voie à tant d'autres:
Le monument met donc en lumière la contribution de quatre pionnières, Mmes Idola Saint-Jean, Marie Lacoste-Gérin-Lajoie, Thérèse Casgrain qui ont milité pour le droit de vote et d'éligibilité des femmes ainsi que Mme Marie-Claire Kirkland, première femme élue au Parlement de Québec. 




mardi 4 décembre 2012

André Boisclair, le sacrifié




Un avantage accordé à André Boisclair au moment de sa nomination à titre de délégué général du Québec à New York a provoqué tout un tollé aujourd'hui.

Extrait du communiqué que j'ai rédigé pour Québec solidaire et qui résume l'affaire:
«Lundi, La Presse a révélé que l'ancien chef du Parti Québécois bénéficie d'une double nomination. Le nouveau délégué général du Québec à New York a simultanément été nommé sous-ministre adjoint au ministère des Relations internationales. Une première. Cette nomination lui assure une permanence à vie dans la fonction publique et un accès au régime de pension des administrateurs d'État.»
Pour justifier cette double nomination, le ministre qui l'a embauché, le généralement habile Jean-François Lisée, a fourni un genre d'explication qui se résume par ce propos qu'il a tenu : « On a décidé de lui donner cette sécurité, puisqu'on lui demandait un sacrifice personnel. »

Sacrifiez-moi, quelqu'un


Le sacrifice demandé à M. Boiclair est terrifiant. Il consiste à occuper un des postes les plus prestigieux auxquels le gouvernement peut nommer quelqu'un. Avec à la clef, un salaire de plus de 170 000$, un appartement de fonction dans un immeuble de prestige et l'accès à tous les privilèges et luxes, grands et petits, liés à une telle fonction (chauffeur, chef cuisinier, domestiques).

On a expliqué que le pauvre M. Boisclair devait  abandonner sa pratique de consultant, donc perdre ses précieux contacts, pour occuper ces fonctions. Il fallait donc lui assurer une certaine sécurité pour l'avenir : lire ici une job assurée à 170 000$ et un régime de retraite imbattable.

Ce sacrifié est déjà assuré d'une rente de retraite de l'Assemblée nationale que l'on peut estimer à plus de 70 000$ par année. Et on murmure que cette affaire de consultant qu'il abandonne pour la Grosse Pomme ne marchait pas fort fort...

Comme délégué général à New York, il amassera un nombre incalculable de précieux contacts dans le monde des affaires et de la politique. Comment croire que l'ancien chef du PQ aura de la difficulté à se replacer à la fin de son mandat?

Ce poste n'est pas un sacrifice, c'est un tremplin sans prix.

Oh boy!


Il est mal pris le ministre. Lisée. Il a trop donné à sa recrue. Politiquement, il peut difficilement l'admettre. Mais il est assez intelligent pour comprendre que dans l'opinion ça ne peux pas passer, que ça ne peut pourra jamais être considéré comme raisonnable. Si j'étais lui, je mettrais la pression sur Boisclair pour faire ce qui s'impose : renoncer au parachute. Je suis certains que les retraités de la White Birch qui se sont fait voler leur fonds de pension apprécieront ce geste de solidarité de celui «qui a faillit être premier ministre».




lundi 3 décembre 2012

«Marcher 30 milles pas de pattes pour aller chercher des patates»

Au Québec, à peu près n'importe qui s'est fait élire pour le NPD aux dernières élections. On dirait bien que dans le lot, ils ont pigé un petit comique.

Dans une déclaration au Parlement, le député Pierre Nantel se paie la tête des Conservateurs qui jours après jours sont obligé de lire les lignes dictées par le bureau du Premier ministre. Il y est question du «petit Ephrem, qui vit dans un rang éloigné» et qui, par la faute du gouvernement conservateur, «devra marcher 30 milles, pas de pattes, envoie dans neige, pour aller chercher des patates!»

 Rien pour élever notre opinion du Parlement canadien. Mais au moins, dans ce cas, l'humour n'est pas involontaire. Et il faut souligner performance d'équipe de ses collègues qui expriment leur indignation face à la situation du petit Ephrem en étouffant leurs rires.





Justin Trudeau : le plus épais possible


Misère! Justin Trudeau cherchait à corriger ses propos controversés sur l'Alberta. Il a donc choisi de se faire passer pour un amoureux des armes à feu en «bitchant» feu le Registre des armes d'épaule. Se disant sans doute que l'important était d'en beurrer le plus épais possible, il a parlé de «cette facette importante de l'identité canadienne qu'est de posséder un fusil».

Ce faisant, il prend un peu les électeurs et électrices de l'ouest pour des épais.

Pour expliquer ce nouvel amour pour les armes, Justin évoque le souvenir attendrissant de lui, enfant, jouant avec les fusils de ses«très responsables»  gardes du corps de la GRC. Brillante idée de la part de quelqu'un qui prétends diriger le pays, évoquer cette image de lui : un enfant qui joue avec des choses dangereuses sous la supervision d'adulte responsables.

Un peu de supervision lui aurait été salutaire avant de faire cette mauvaise sortie pratiquement à la veille de la commémoration du massacre de Polytechnique. Il aurait mieux fait de se «pitcher» dans un escalier...







vendredi 30 novembre 2012

L'inceste informationnel


Hier, le vérificateur général du Québec (VG) a rendu public un rapport accablant sur la gestion des contrats informatiques par le gouvernement. En résumé, il constate que c'est le bar ouvert pour les firmes externes, qui touchent pour plus d'un demi-milliard $ pour leur service à chaque année.

Trois grandes firmes se partagent près de la moitié du pactole : CGI, DMR et LGS. Plusieurs contrats n'ont qu'un soumissionnaire. Selon le VG, la libre concurrence ne semble pas jouer dans ce marché.




mercredi 28 novembre 2012

La chemise du ministre Breton


Je revois Daniel Breton le jour où Pauline Marois l'a présenté comme nouvelle recrue du Parti québécois. Un veston trop petit. Une chemise propre, trop petite elle aussi, dont il n’était pas arrivé à attacher le col. La cravate défaite.

À l’époque, Daniel n’avait sans doute pas les moyens de se payer une mise à jour de garde-robe propre. Ça ne devait pas payer fort fort sa job de missionnaire pour l’écologie et l’indépendance énergétique. À voir l’appartement dont il a été évincé, à l'évidence il ne fréquente pas le Club 357c. D’ailleurs, les éléments de son « passif » révélés par les médias aujourd’hui rejoignent l’expérience de beaucoup de personnes qui ont connu des périodes de vaches maigres.

Ces frasques passées dessinent un portrait peu flatteur de Daniel Breton. Mauvais payeur, pas très porté sur le ménage, désorganisé, chauffard, un peu bum. Mais quand le Parti libéral associe tout ça à la corruption, c’est obscène. Quand la CAQ parle d’un « passé de bougon », elle parle la langue des préjugés. 

La question du jugement du ministre se pose certes avec acuité et par corollaire celle de sa capacité à occuper son poste. Mais nous ne sommes pas dans le registre de la criminalité. Le ministre est en défaut de paiement de dettes de l’ordre de moins de 10 000$. Beaucoup de gens, dont sans doute des élus, ont floué des créanciers de sommes beaucoup plus importantes dans leur vie. Ça s’appelle faire faillite. Mais ça, c’est accepté dans certains cercles que ne fréquente pas ce ministre qu'on ne pourra soupçonner de collusion avec les industrie pollueuses. C'est déjà pas mal pour un ministre de l'environnement.

AJOUT : Le ministre a annoncé sa démission ce matin. je crois que c'est ce qu'il devait faire. Le brouhaha autour de cette affaire aurait transformé la suite de son mandat en cirque et rien ne dit qu'il aurait fait preuve d'un meilleur jugement dans le futur.




samedi 13 novembre 2010

Construction : Le Mur de Chine


Martin Drapeau, un militant libéral, a soumis une proposition en faveur d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction au conseil général du PLQ de cette fin de semaine. Sa proposition fut accueillie par un « silence glacial ». Les membres du parti libéral ont des millions de bonnes raisons de ne pas vouloir entendre parler.

Description de Denis Lessard du journal La Presse :
Le Parti libéral du Québec a refusé catégoriquement de débattre de l'opportunité de déclencher une enquête sur l'industrie de la construction ce matin. Un silence glacial s'est abattu sur la salle où se trouvaient 500 délégués libéraux quand un militant de Groulx, Martin Drapeau, a demandé si quelqu'un seconderait sa proposition en faveur d'une telle enquête. A défaut d'appui, sa proposition destinée à «crever l'abcès» a été reléguée aux oubliettes.


Les bons bergers et les grands bâtisseurs

Ce qui frappe, est l'absence d'un secondeur à sa proposition, condition pour qu'elle soit débattue. Il n'y aurait donc personne d'autre au parti libéral pour vouloir une enquête ou même qu'on en débatte de la question pour la vider une bonne fois pour toute? De toute évidence, les bergers du PLQ ont travaillé fort pour convaincre les délégués que seules les enquêtes policières peuvent arrêter le pillage de la bergerie des contrats publics par des loups déguisés en grands bâtisseurs.

Pour justifier la position de son parti, le député de Chomedey, ancien policier de son état, explique même le plus sérieusement du monde qu'avec une commission d'enquête à l'époque de la guerre aux motards, « 'Mom' Boucher serait encore dehors aujourd'hui, on serait encore pris avec le chaos et il y aurait d'autres innocentes victimes.» Selon le jovial député de Chomedey, au Québec il n'y aurait plus de victimes d’extorsion ou de prêt usuraire, plus de filles prises dans des réseaux de prostitutions ni de victimes de fraudes? Quant à l'absence de chaos, comment qualifierait-t-il  la vague d’attaques au cocktail molotov contre des café italiens de Montréal et les assassinats dans la mafia? De «perturbations»?

Cela dit, le parallèle avec les motards est à côté de la question. Les policiers peuvent faire un bout dans les histoire de collusion et de corruption. Il attraperons des entrepreneurs qui pratiquent la collusion ou le blanchiment d'argent et peut-être même quelques syndicalistes pègreux ou des politiciens municipaux trop cupides. Mais, ils ne pourront jamais faire la job jusqu'au bout. Leur travail s'arrêtera à peu près où la politique commence : aux élections clé en main et au financement "sectoriel" par les partis politiques autant au provincial qu'au municipal. C'est le Mur de Chine que jamais une enquête policière ne pourra franchir complètement. Seuls les pouvoir extraordinaires d'une commission d'enquête indépendante peuvent exposer les rouages de cette mécanique et les enrayer au moins pour un temps..

Des millions de bonnes raisons

Mais comme je le disais, le Parti libéral a des millions de bonnes raisons pour que jamais ne soit franchit ce Mur de Chine. Littéralement. Des recherches en cours, que j'ai pu consulter, montrent que le parti a recueilli dans les dernières années des millions de dollars auprès de personnes liées à l'industrie de la construction (entrepreneurs et firmes professionnelles). Pour la seule année 2008, les dons identifiés jusqu'à maintenant s'approchent du million de dollars. Les même recherches sont d'ailleurs gênantes pour le PQ et l'ADQ, quoique dans une moindre mesure. C'est indéniable : les partis sollicitent le secteur de la construction. Autant de dons provenant d'un secteur économique bien précis ne peuvent relever du hasard. C'est systématique, c'est organisé. Par qui et pour quoi? Des questions pour une commission d'enquête, pas pour les policiers.

Martin Drapeau continuera donc longtemps à se cogner le nez sur le mur érigé par les bergers de son parti pour qu'on ne dérange pas leur bal avec les grands bâtisseurs.

À consulter 





mardi 9 novembre 2010

Le loup et les bergers

Le nom de l'entrepreneur Normand Trudel revient dans toutes les histoires de scandales allégations qui secouent les municipalités de Mascouche et Terrebonne (et dans d'autres). Ce monsieur est propriétaire de Transport et Excavation Mascouche et président et actionnaire d'Ecolosol, entreprise dans laquelle il est associé avec Tony Accurso. Le maire de Mascouche, et ami de toujours de M. Trudel, Richard Marcotte, a d'ailleurs séjourné sur le célèbre bateau de M. Accurso lorsqu'il s'est marié en 2007, rapporte Le Devoir.

L'entrepreneur Trudel soigne bien ses relations avec les politiciens, suivant une approche non partisane bien particulière. Le Devoir rapporte qu'il organise des levées de fond pour le Parti libéral ainsi que pour le Parti québécois. Le premier ministre Charest lui a même fait l'honneur de sa présence au printemps 2008 pour une activité de financement à sa résidence, qui a rapporté 107 000$ à la caisse du parti, selon La Presse.

Depuis 2001, le généreux bâtisseur a contribué personnellement pour près de 15 000$ à la caisse du Parti québécois (ce qui lui donne peut-être l'impression d'avoir le droit d'intimider un jeune député péquiste). En 2003, année de leur arrivée au pouvoir, il commence à entretenir une idylle avec les Libéraux, contribuant pour plus de 17 000$ à titre personnel. L'Action démocratique du Québec n'a pas échappée à sa bienveillante attention, qui s'est traduite par des dons totalisant 5 800$ en 2007 et 2008.

Un chaud lapin politique le monsieur!

Loin de moi l'idée de laisser entendre qu'il y aurait quoi que ce soit d'illégal dans ces activités de financement. Je me demande, par contre, ce qui peut motiver un entrepreneur à se démener autant pour trois partis politiques différents. On m'accusera d'avoir un esprit chagrin, mais j'ai de la misère à y voir l'oeuvre d'un grand philanthrope épris de démocratie.

Aujourd'hui, le ministre des Affaires municipale, Laurent Lessard, a utilisé l'expression « le loup est dans la bergerie » en dissertant au sujet des scandales allégations qui secouent Mascouche et Terrebonne. Je ne sais pas si cet entrepreneur est le loup dont parle le ministre Lessard. Chose certaine, les bergers du PQ, du PLQ et de l'ADQ ne semblent pas trop inquiets de le voir rôder près de leurs pâturages. On a parfois l'impression qu'ils l'y ont invité...

AJOUT: Laurent Lessard, Ministre des Affaires municipales, passe un moment difficile avec Paul Arcand 

Sources :





samedi 6 novembre 2010

Victoire du maire qui frappe les enfants à coups de pied

Il y a deux semaines, je vous parlais d'une publicité électorale négative contre Gary Katz, maire sortant de Winnipeg. ( Le maire qui frappe les enfants à coups de pied» )

Les Winnipegois semblent ne pas s'être formalisés de l'inaptitude au soccer de M. Katz et lui ont donné un troisième mandat. La preuve que la publicité négative, ça ne fonctionne pas!




mardi 19 octobre 2010

Farces en farsi

Si Rock et Belles oreilles étaient Iraniens, ça aurait probablement donné quelque chose comme cette vidéo. Alors que ça veillait très tard à l'Assemblée nationale en raison du bâillon imposé par le gouvernement pour son projet de loi sur les écoles passerelles, mon patron m'a initié à l'humour subversif iranien. La chanson est adaptée d'un chant d'amour très connu dans les contrées persanes dont les paroles sont détournées pour ridiculiser les ayatollahs iraniens. Enjoy!



J'ai aussi appris que le prénom de Mahmoud Ahmadinejad pouvait donner lieu à des jeux de mots très rigolos, puisque sa prononciation s'approche de celle du mot signifiant "limité" et de celle de "menteur", si je me souviens bien...




dimanche 17 octobre 2010

Le maire qui frappe les enfants à coups de pied

Ça jour dur dans la course à la mairie de Winnipeg. Ci-jointe une publicité électorale négative contre le maire sortant Sam Katz. On lui reproche son absence de réalisations, mais aussi sa propension à frapper les enfants à coups de pied! Remarquez que lui, de son côté, diffuse des messages téléphoniques dans lesquels il dit aux gens qu'ils risquent de perdre leur maison s'ils élisent son adversaire. Comme quoi la politique ne fait pas toujours émerger le meilleur de la bête humaine.

Cliquez ici pour voir la vidéo

(Via Boing Boing)




mardi 28 avril 2009

Une image qui colle à Mulroney

Tout au long de l'affaire Mulroney-Schreiber, une image me reste en tête. Au-delà des argumentaires des avocats, des flagossages des uns et des autres, de la grisaille floue que les protagonistes tentent de jeter sur l'histoire, cette image, qui repose sur des fais admis par tous, résume pour moi l'affaire. 

L'image c'est celle d'un homme (marchand d'arme) qui en paye un autre (ancien premier ministre) avec des liasses de billets. Entre 225 000 et 300 000 dollars on été payés de la sorte. Pas avec un chèque visé, une traite bancaire ou autre forme d'échange qui laisse des traces. Comme dans les films de pègre où on se paye des politiciens avec de la belle argent cash!







jeudi 2 avril 2009

Khadir, enfin

Bon, ça a pris un certain temps, mais Amir Khadir fait parler de lui pour autre chose que des niaiseries. Reprenant le rapport du vérificateur général, il en fait ressortir des éléments plutôt ignorés par les médias qui s'étaient pratiquement exclusivement intéressés aux déboires du projet du CHUM. Khadir a plutôt choisi de parler du deuxième volume qui souligne le laxisme du gouvernement quand vient le temps de percevoir les sommes dues en termes de droits miniers.

Pour lui, le Québec se comporte comme une république de bananes. C'est difficile de lui donner tort, que vous soyez de gauche ou de droite...




vendredi 13 mars 2009

Environnementalistes pour l'abattage des blanchons

Un phénomène étrange s'est produit cette semaine. Un groupe environnementaliste, Nature Québec, s'est positionné en faveur de la chasse au phoque, invoquant des arguments économiques, du genre que cette activité est le pain et le beurre pour plusieurs pêcheurs et arguant que l'espèce n'est aucunement menacée par cette activité et qu'elle même menace les stock de morues réduis par la surpêche. On ne soupçonnera pas les dirigeants de Nature Québec d'être végétariens...

Moi, j'ai passé une partie de mon enfance sur une ferme qui a envoyé des milliers de ti-lapins cute à l'abattoir. Alors, le sort des blanchons ne m'a jamais ému outre mesure.

Néanmoins, je trouve ça quand même étrange qu'un tel groupe dépense ses énergies pour cette cause (ils veulent intervenir auprès du Parlement européen, rien de moins). Qu'il se dise favorable à la chasse au phoque, soit, mais qu'il se lance dans la défense active de cette activité? Est-ce bien là sa mission la plus pressante?

C'est certain que c'est efficace pour passer dans les médias. Je reconnais bien là la roublardise de leur directeur général, Christian Simard, ancien député bloquiste qui, selon mon souvenir, est un smooth operator pas mal efficace avec les médias.




jeudi 26 février 2009

À fond la Caisse


Le gars dans son char pout! pout! va arriver à l'heure à la gare pour cueillir sa petite famille. L'autre ne cueillera qu'une facture salée du garagiste. Il a risqué un accident pour éprouver la joie futile d'arriver à la gare avant le train. Auquel des deux demanderiez vous d'amener vos économies jusqu'à la gare qui se trouve dans 10 ans, 20 ans ou 30 ans?




D'un naufrage à l'autre

Photo David Boily - La Presse - via le blogue de Patrick Lagacé

Ainsi, Mario Dumont ira animer une quotidienne à TQS, Mario Dumont 360. Il faut croire que Mario se sent bien avec les projets risquant le naufrage à tous les détours (fonder un parti, animer chez un diffuseur qui se sort de la faillite). En plus, ADQ et TQS ont le même nombre de lettres. Il ne manque que le «- équipe mario Dumont» pour qu'il se sente parfaitement chez lui. 

Le format sera de 30 ou 60 minutes. La marche sera haute : on est loin du format de 30 secondes dans lequel il excelle. L'émission sera produite par La Presse télé.