Il y a de ces ironies. Prenez le dévoilement aujourd'hui à l'Assemblée nationale d'un monument honorant la contribution des femmes en politique. Le monument était enveloppé de grands draps en attendant son dévoilement officiel. Les dignitaires qui ont procédé au déshabillage des statues des quatre femmes honorées étaient Jacques Chagnon, président de l'Assemblée nationale, Jean-Marc Fournier, François Legault et, heureusement, Pauline Marois. Trois hommes et une femme pour poser ce geste symbolique. Seule Pauline me semblait à sa place. En plus, elle aura un jour sa statue comme première première ministre du Québec.
Pas de conspiration anti-féministe à l'oeuvre. C'est simplement le résultat de l'application stricte des règles du protocole parlementaire : le président et les chef des partis reconnus, final bâton .
Ça aurait pourtant été tellement facile pour les gars de laisser la place à une des femmes brillantes de leur propre formation. Il y avait même, sur place, la fille de Marie-Claire Kirkland, première députée et première femme ministre du Québec. On aurait bien pu l'inviter à procéder au dévoilement.
Si ces ces femmes que l'on honore nous ont bien appris une chose, c'est qu'il est parfois nécessaire de sortir du cadre établi.
Bon, je ne brûlerai pas mon jack strap pour ça. mais je ne peux m'empêcher de soulever cette ironie qu'aucun et aucune de mes collègues de travail n'a manqué de remarquer.
Voici un extrait du communiqué officiel qui explique qui sont ces femmes qui ont ouvert la voie à tant d'autres:
Le monument met donc en lumière la contribution de quatre pionnières, Mmes Idola Saint-Jean, Marie Lacoste-Gérin-Lajoie, Thérèse Casgrain qui ont milité pour le droit de vote et d'éligibilité des femmes ainsi que Mme Marie-Claire Kirkland, première femme élue au Parlement de Québec.
Sans oublier: Mme Lise BACON (gouvernement Bourassa 1980-90), La Première Femme à avoir du pouvoir, autorité (Conseil des Ministres) & au Gouvernement!!
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