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lundi 17 décembre 2012
Dessine-moi une conscience environnementale
L'autre jour au travail, je suis tombé sur une bribe d'information qui m'a fait sourciller. Le conseil d'administration d'Hydro-Québec a un sous-comité qui s'occupe d'environnement. En fait, pas vraiment d'environnement... Son nom est « Comité d'environnement et d'affaires publiques ».
Affaires publiques, comme dans relations publique, comme dans marketing, comme dans image de marque. Aucun des membres indépendants du c.a. délégués à ce comité n'a début d'une expertise en environnement. Pas la présidente de compagnie d'assurance. Pas la pdg de TV5. Pas la directrice des ressources humaines d'une compagnie de transport ni l'ancien ministre libéral. Mince consolation, l'expertise en relation publique semble bien se porter.
Contenez votre étonnement, je vous prie.
Il y a bien Thierry Vandal, le pdg d'Hydro, qui siège sur ce comité. Il a sans doute glané de l'expertise en environnement au fil des ans, à Hydro et, avant,dans le domaine du gaz et de la pétrochimie.
Il n'y a pas là de grand scandale - il y a surement bien pire à trouver parmi les centaines de millions qui se dépensent à Hydro. Pourtant, ça devrait choquer que, le conseil qui contrôle Hydro-Québec, la question de l'environnement soit une problématique de relation publique confiée, de surcroît, à un groupe sans doute fort bien intentionné, mais qui ne connaît rien au sujet.
vendredi 7 décembre 2012
Handicapé? Reste donc chez toi!
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| Après les compressions, les personnes handicapées devront s'adapter... |
Notre gouvernement jure sur tous les toits que les sévères compressions budgétaires qu’il impose ne toucheront pas directement les citoyens. Pourtant, il vient de couper 14 % du programme de transport adapté aux personnes handicapées, soit 12 millions de moins. Il va falloir m’expliquer comment ces coupures n’affecteront pas les services… à moins que le gouvernement n’applique la solution illustrée ci-haut.
Mais à quoi pensent-ils? Ils ne voient pas de problème à donner un avantage qui vaut plus d’un million $ à André Boisclair, puis serrent la vis aux handicapés?
Se déplacer quand on est handicapé n’est pas une sinécure. Les transports adaptés ne sont pas toujours disponibles, il faut réserver d’avance, ils arrivent souvent en retard, font parfois des « runs de lait » très longues avant de vous mener à destination. Mais bon, leurs utilisateurs font avec, et l’utilisent pour aller travailler, se faire soigner, sortir de chez eux et échapper à l’isolement.
Mais rassurez-vous les poussinots et les poussinettes, tout ne va pas mal au Québec pour tout le monde. Le gouvernement allonge 500 millions de plus pour rémunérer les médecins, le lieutenant-gouverneur conserve ses budgets, et nos ministres continueront à se déplacer en limousine. Et les handicapés auront plus de temps libre pour écouter la télévision… chez eux.
mardi 4 décembre 2012
André Boisclair, le sacrifié
Un avantage accordé à André Boisclair au moment de sa nomination à titre de délégué général du Québec à New York a provoqué tout un tollé aujourd'hui.
Extrait du communiqué que j'ai rédigé pour Québec solidaire et qui résume l'affaire:
«Lundi, La Presse a révélé que l'ancien chef du Parti Québécois bénéficie d'une double nomination. Le nouveau délégué général du Québec à New York a simultanément été nommé sous-ministre adjoint au ministère des Relations internationales. Une première. Cette nomination lui assure une permanence à vie dans la fonction publique et un accès au régime de pension des administrateurs d'État.»Pour justifier cette double nomination, le ministre qui l'a embauché, le généralement habile Jean-François Lisée, a fourni un genre d'explication qui se résume par ce propos qu'il a tenu : « On a décidé de lui donner cette sécurité, puisqu'on lui demandait un sacrifice personnel. »
Sacrifiez-moi, quelqu'un
Le sacrifice demandé à M. Boiclair est terrifiant. Il consiste à occuper un des postes les plus prestigieux auxquels le gouvernement peut nommer quelqu'un. Avec à la clef, un salaire de plus de 170 000$, un appartement de fonction dans un immeuble de prestige et l'accès à tous les privilèges et luxes, grands et petits, liés à une telle fonction (chauffeur, chef cuisinier, domestiques).
On a expliqué que le pauvre M. Boisclair devait abandonner sa pratique de consultant, donc perdre ses précieux contacts, pour occuper ces fonctions. Il fallait donc lui assurer une certaine sécurité pour l'avenir : lire ici une job assurée à 170 000$ et un régime de retraite imbattable.
Ce sacrifié est déjà assuré d'une rente de retraite de l'Assemblée nationale que l'on peut estimer à plus de 70 000$ par année. Et on murmure que cette affaire de consultant qu'il abandonne pour la Grosse Pomme ne marchait pas fort fort...
Comme délégué général à New York, il amassera un nombre incalculable de précieux contacts dans le monde des affaires et de la politique. Comment croire que l'ancien chef du PQ aura de la difficulté à se replacer à la fin de son mandat?
Ce poste n'est pas un sacrifice, c'est un tremplin sans prix.
Oh boy!
Il est mal pris le ministre. Lisée. Il a trop donné à sa recrue. Politiquement, il peut difficilement l'admettre. Mais il est assez intelligent pour comprendre que dans l'opinion ça ne peux pas passer, que ça ne peut pourra jamais être considéré comme raisonnable. Si j'étais lui, je mettrais la pression sur Boisclair pour faire ce qui s'impose : renoncer au parachute. Je suis certains que les retraités de la White Birch qui se sont fait voler leur fonds de pension apprécieront ce geste de solidarité de celui «qui a faillit être premier ministre».
mercredi 28 novembre 2012
La chemise du ministre Breton
Je revois Daniel Breton le jour où Pauline Marois l'a présenté comme nouvelle recrue du Parti québécois. Un veston trop petit. Une chemise propre, trop petite elle aussi, dont il n’était pas arrivé à attacher le col. La cravate défaite.
À l’époque, Daniel n’avait sans doute pas les moyens de se payer une mise à jour de garde-robe propre. Ça ne devait pas payer fort fort sa job de missionnaire pour l’écologie et l’indépendance énergétique. À voir l’appartement dont il a été évincé, à l'évidence il ne fréquente pas le Club 357c. D’ailleurs, les éléments de son « passif » révélés par les médias aujourd’hui rejoignent l’expérience de beaucoup de personnes qui ont connu des périodes de vaches maigres.
Ces frasques passées dessinent un portrait peu flatteur de Daniel Breton. Mauvais payeur, pas très porté sur le ménage, désorganisé, chauffard, un peu bum. Mais quand le Parti libéral associe tout ça à la corruption, c’est obscène. Quand la CAQ parle d’un « passé de bougon », elle parle la langue des préjugés.
La question du jugement du ministre se pose certes avec acuité et par corollaire celle de sa capacité à occuper son poste. Mais nous ne sommes pas dans le registre de la criminalité. Le ministre est en défaut de paiement de dettes de l’ordre de moins de 10 000$. Beaucoup de gens, dont sans doute des élus, ont floué des créanciers de sommes beaucoup plus importantes dans leur vie. Ça s’appelle faire faillite. Mais ça, c’est accepté dans certains cercles que ne fréquente pas ce ministre qu'on ne pourra soupçonner de collusion avec les industrie pollueuses. C'est déjà pas mal pour un ministre de l'environnement.
AJOUT : Le ministre a annoncé sa démission ce matin. je crois que c'est ce qu'il devait faire. Le brouhaha autour de cette affaire aurait transformé la suite de son mandat en cirque et rien ne dit qu'il aurait fait preuve d'un meilleur jugement dans le futur.
AJOUT : Le ministre a annoncé sa démission ce matin. je crois que c'est ce qu'il devait faire. Le brouhaha autour de cette affaire aurait transformé la suite de son mandat en cirque et rien ne dit qu'il aurait fait preuve d'un meilleur jugement dans le futur.
samedi 16 octobre 2010
«Pis farme ta yueule quand tu déboules !!!»
L'art du caricaturiste à son meilleur. Coté synthétise en une seule image l'opinion d'Yves Boivert sur l'attitude de "bully" de Quebecor dans le conflit du Journal de Montréal.
« Même dans les combats de ruelle, il y a des règles non écrites. Quand le gars est par terre, qu'il saigne du nez et qu'on a fini d'écraser ses lunettes, on n'est pas censé passer dessus avec sa voiture. » - Yves Boisvert
lundi 13 avril 2009
Le cardinal Ouellet livré aux lions

Ah! le Cardinal Ouellet. Le fringuant défenseur de la ligne de parti du Vatican y est allé d'une déclaration choc à l'occasion des célébrations de Pâques.
À l’image du Christ condamné et crucifié, l’Église catholique est présentement persécutée, parce qu’elle «dit la vérité telle que reçue par Dieu», soutient le cardinal Marc Ouellet. (Source : Canöe)
Bein voyons! C'est vrai que dans nos contrées le peuple n'a plus confiance en cette Église qui a cherché à contrôler la vie de nos parents et grands-parents, qui a protégé ses prêtres pédophiles, qui ne s'ouvre pas au femmes, qui n'a pas dénoncé les Nazis quand c'était le temps. Comment croire en ce cénacle d'hommes refoulés qui mystifient la sexualité qu'ils n'osent approcher, dont les prélats vivent dans l'opulence à Rome (avez-vous déjà visité cette magnifique et obscène démesure qu'est le Vatican?)
Sacrer dehors de nos institutions et de nos vies cette Église relève de la lucidité et non pas de la persécution. Des Chrétiens condamnés pour avoir avorté le foetus d'une enfant victime d'un viol sont victimes de persécution, pas une Église qui génère ce genre d'absurdités.
La Vérité telle que reçue par Dieu. La bonne blague!
vendredi 10 avril 2009
Un projet qui prend l'eau
Depuis un petit bout, il y a une histoire qui roule dans les médias au sujet du contrat pour l'installation de compteurs d'eau dans les commerces et institutions de Montréal. Une bagatelle de 107 millions $ sur un contrat global de 355 millions $ décerné au consortium GénieEau pour la gestion de l'eau de la Métropole. Un excitant partenariat public-privé porteur d'une meilleure gestion des deniers publics.Oups! Il semblerait que la Ville de Montréal s'est fait entuber et qu'elle paye beaucoup trop cher pour ses compteurs. Pire, le parcours professionnel récent de l'ancien président du conseil exécutif de la Ville, Frank Zampino, à l'apparence d'un retour d'ascenseur. Résumé d'Yves Boisvert de La Presse :
Depuis deux semaines, le malaise est énorme à l'hôtel de ville. On apprend pour les tours de bateau de Frank Zampino sur le yacht de Tony Accurso, propriétaire de la firme Simard-Beaudry, partenaire de GÉNIeau. On sait que M. Zampino est maintenant VP chez Dessau, autre firme partie à GÉNIeau.Le discrédit sur le projet est si grand, que le maire Tremblay vient de le suspendre.
Je crois que nous avons ici ce qui pourrait être un bel exemple de capitalisme d'accès. Le marché en libre concurrence devrait, selon la théorie, permettre à la Ville d'obtenir le meilleur prix pour le contrat de gestion de l'eau. Or si les dés sont pipés et qu'un des concurrents à ses accès dans la machine publique, peut obtenir plus d'information, mieux cibler sont appel d'offres, peut-on encore parler de libre concurrence? Même problématique si un appel d'offres est conçu pour favoriser l'expertise d'un groupe par rapport à un autre... Alors, la Ville, au lieu d'obtenir le meilleur prix pour les services dont elle a besoin, peut se retrouver à payer trop pour des choses dont elle n'a pas nécessairement besoin.
C'est formidable le capitalisme en marche... pour ceux qui connaissent les bonne personnes...
dimanche 1 février 2009
La honte des Plaines
Vous le savez sans doute aussi bien que moi, une féroce bataille idéologique fait rage autour d'un projet de reconstitution de la bataille des Plaines d'Abraham. Des nationalistes montent au front pour crier à l'affront, à la provocation. Le dernier en date, l'auteur Yves Beauchemin, s'indigne du manque sensibilité du projet :Devant cette reconstitution qu'on veut faire de la bataille qui a entraîné la défaite de mon peuple il y a 250 ans, je me sens comme un Noir américain à qui on annoncerait le projet d'organiser une mise en scène de l'assassinat de Martin Luther King.Justement, Yves Beauchemin, l'assassinat de King date d'à peine 40 ans. La bataille tant honnie, elle, a 250 ans, bien sonnés. La guerre civile américaine n'a même pas 150 ans et les reconstitutions de batailles se portent bien au sud de la frontière.
Dis-moi, monsieur l'écrivain, à partir de quel moment un peuple peut obtenir la permission de ses clercs de faire face à la réalité de son histoire. Combien de temps doivent donc durer le deuil de la défaite et la honte qui l'accompagne? Si nous sommes capables comme société de vivre avec le film Polytechnique, qui relate un drame autrement plus traumatisant pour les Québécois contemporains et qui n'a même pas 20 ans, pourquoi n'aurions-nous pas l'amour propre nécessaire pour revoir la défaite des Plaines sans défaillir?
Il me semble que les nationalistes font fausse route en pensant aviver la flamme de l'indépendance en ressassant de vieilles humiliations historiques apprises au Collège classique par leurs ténors. En tout cas, ça ne marchera pas fort dans ma tribu.
Lire la lettre d'Yves Beauchemin au Devoir
jeudi 22 janvier 2009
Voteurs idiots

Une récente étude démontre que plus de 20 % des Américains croyaient encore qu'Obama était musulman au lendemain de son élection. C'est quand même désolant en cette ère de communications instantanées qu'un cinquième de la population d'une super puissance s'avère incapable d'utiliser son cerveau pour départager la fiction de la réalité. Ce n’est pas comme si la religion d'Obama est un secret bien gardé.
Ça explique néanmoins les choix électoraux lamentables que les peuples de la terre ont tendance à faire : ils sont prêts à gober n'importe quoi pourvu que ce soit bien présenté et que ça renforce leurs préjugés.
mercredi 7 janvier 2009
Le fond du baril éditorial II
Mais qu'ont donc dans la tête les éditeurs du site pjtv.com? Ils viennent d'engager Joe le plombier pour couvrir le conflit à Gaza! Vous vous souvenez de Joe, qui s'est retrouvé au centre de l'attention médiatique lors de la campagne électorale américaine. Joe qui n'est même pas un vrai plombier. Joe qui est, en plein de matières, complètement clueless, ignorant.C'est un choix aussi pertinent que si la Presse avait dépêché Normand l'Amour en Israël plutôt que d'y envoyer Patrick Lagacé (qui nous fais d'ailleurs chier le petit maudit en se réjouissant de faire un métier excitant, nous pour qui retourner au travail au retour des Fêtes, signifie justement retourner exactement où l'on passe le plus clair de notre temps à longueur d'année).
Personnellement, j'y vois un signe avant-coureur de l'apocalypse (l'envoi de Joe en Israël, pas le fait que Lagacé nous écoeure).
Soupir!
Via le blogue de Richard Hétu.
vendredi 21 novembre 2008
Recevoir moins que son 4%
Selon le site de Radio-Canada, qui utilise les données d'Influence communication, voici le poids relatif des chefs de parti dans les médias pour le 20 novembre 2008 :
Jean Charest
33,05%
Mario Dumont
32,38%
Pauline Marois
32,10%
Françoise David, Amir Khadir
1,71%
Guy Rainville
0,76%
jeudi 20 novembre 2008
L'État paternaliste contre-attaque
C'est rendu un incontournable dans une campagne électorale québécoise : une sortie de l'ADQ sur l'aide sociale. Dans le communiqué il y a des bonnes idées dans les mesures proposées. Il y a des choses qui donneraient plus de chance aux gens de s'aider. Mais le discours autour, beurk!
Le vrai Un des problèmes c'est que c'est souvent moins payant de travailler que de rester assisté. Si t'es assisté, tu peux améliorer ton revenu de 200$ par mois (23 1/2 heures au salaire minimum de 8,5$/h) . Chaques dollars après sont coupés à 100% du revenu d'assistance. C'est un taux d'imposition de 100% sur le revenu de la personne. Une personne seule devra travailler une soixantaine d'heures de plus au salaire minimum pour voir son revenu augmenter, mais perdra les gratuités liées à l'assistance (médicaments, lunettes, dentiste, etc.) Voilà où est la trappe, dans ces soixante heures qui ne donnent rien en retour.
Moi, être assisté social considéré apte qui veut s'en sortir, je serais en tabarnak de lire que
les prestataires aptes au travail devront ainsi signer un contrat avec l'Etat s'ils veulent recevoir leurs prestations, contrat qui énoncera clairement qu'il s'agit d'une aide temporaire et qui édictera la marche à suivre pour réintégrer le marché du travail.
Ça, c'est l'État paternaliste aux stéroïdes! Écoute Mario, la très grosse majorité des gens sur l'aide sociale sont les premiers à vouloir s'en sortir, ils n'ont pas besoin que l'État leur face signer un contrat (assorti d'une menace) pour les motiver à s'enrichir. Tout le monde, à moins de trouble mental, désire une meilleure vie. Avoir comme seul revenu l'aide sociale, c'est être officiellement dans la marde. À peu près tout le monde va s'organiser pour faire mieux que ça.
Pour que l'approche par l'emploi fonctionne il faut :
- Un salaire minimum qui sort de la pauvreté quand on travaille à temps plein
- Suffisamment de places dans les programmes pour les personnes qui veulent augmenter leurs qualifications
- Une «fiscalité» progressive au bas de l'échelle au lieu de la trappe actuelle
- Des emplois potables
Ça ne servirait à rien d'affamer plus les assistés aptes pour punir la famille Bougon.
La position des jeunes libéraux en 1996 (ça commence à 2:00) :
mercredi 19 novembre 2008
Le fond du baril éditorial
Déjà que je trouvais pas fort le fait que les médias s'intéressent autant à une chicane entre un politicien et une vedette de variétés... Ce matin j'ai failli échapper mon café quand j'ai vu dans les kiosques à journaux que le Soleil et le Journal de Québec jouaient très gros cette histoire en une.Cette idiotie - Dieu merci limitée au journaux de Québec - est-elle le symptôme d'un campagne trop plate et vide d'enjeux ou celui de choix éditoriaux fait par des gens qui ont perdu le sens de leur métier?
En pragmatique, je conseillerais à Françoise David de partir une chicane par médias interposés avec Véro ou Julie Snyder. Ça semble être la voie à suivre pour intéresser les éditeurs de nos jours...
mardi 11 novembre 2008
Le péril rouge

Dans un récent débat dans le blogue de Patrick Lagacé, Québec solidaire (QS) s'est est pris plein la gueule. Il faut dire que Lagacé venait de mettre en ligne une nouvelle au sujet de la présence du parti communiste du Québec au sein de QS, sujet toujours prompt à faire émerger les pires exagérations.
On le sait l'idéologie communiste est associée dans l'histoire humaine à un bilan assez catastrophique sur le plan des droits humains. Mais bon, nos communistes sont assez loin des Staline et Mao de ce monde et n'ont aucun désir d'installer une dictature. Comme le contexte électoral n'est pas propice aux nuances, pour monsieur et madame tout-le-monde, qui lit que le parti communiste est à QS, ça revient à lire que QS est communiste. C'est le prix à payer je suppose pour un parti qui se veut inclusif et qui cherche à rallier ceux qui bougent à gauche au Québec.
Mais y n'y a rien là pour s'énerver le poil des jambes. Des partis communistes, il y en encore beaucoup dans le monde. En France, pour ne prendre que cet exemple, 16 députés sont communistes et tout un tas de maires et mairesses. Ça reste marginal, mais pas grand monde ne s'excite avec ça.
Ici au Québec, pour plusieurs les réactions sont automatiques : on oublie de réfléchir deux secondes, de faire la part des choses, et on se lance dans les insultes.
J'ai regroupé un petit assortiment d'insultes adressées à QS, tirées des discussions sur le blogue de Lagacé. Si le ton des premières répertoriées ici me semble plutôt bon enfant (j'ai ri de bon coeur), le reste frôle la débilité, voire la haine.
«Quelle différence y a-il entre Québec-Solidaire et une Molson?
Au moins avec une Molson on est sur d’avoir 5%.»
«Québec Solidaire est tellement à gauche qu’ils ont des candidats en Ontario sur une carte!»
Débiles
«C’est bien ce que j’ai toujours dit concernant cette bande d’illuminés… Des maudits tarlas dangereux et déconnectés de la réalité!»
«C’est très bien les partis comme Québec-Suicidaire et tutti frutti: ça constitue un abcès de fixation pour les foubraques et les illuminés, pendant ce temps les autres peuvent s’occupper (sic) de choses sérieuses.»
«Sur leurs pancartes, Françoise et Amir ont l’air de tuberculeux en quête d’un sanatorium.»
Débiles
«C’est bien ce que j’ai toujours dit concernant cette bande d’illuminés… Des maudits tarlas dangereux et déconnectés de la réalité!»
«C’est très bien les partis comme Québec-Suicidaire et tutti frutti: ça constitue un abcès de fixation pour les foubraques et les illuminés, pendant ce temps les autres peuvent s’occupper (sic) de choses sérieuses.»
«Sur leurs pancartes, Françoise et Amir ont l’air de tuberculeux en quête d’un sanatorium.»
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