Pour commencer la semaine, une généreuse portion de Commission Charbonneau, gracieuseté de la journaliste d'enquête du Devoir Kathleen Lévesque. La publication de la fameuse liste des rencontres au Club 357 serait un «avertissement à l'establishment d'affaire et au monde politique», dit un source au sein de la Commission et un «attendrisseur de témoins», selon un observateur.
Un cas de rudesse à l'égard de la présomption d'innocence? Sans doute. Mais c'est une commission d'enquête, pas un tribunal. La Commission brasse la marmite en prévision de la prochaine manche. Quitte à faire pleurer une ex-ministre. Elle espère délier des langues, amasser de nouveaux renseignements, faire le liens. Bref, elle fait enquête.
Dans son article, Lévesque explique aussi comment le Domain Forget dans Charlevoix est devenu un lieu de copinage. Elle relate comment un dirigeant de BPR a utilisé l'organisme pour appuyer des projets favorisant sa firme.
C'est à lire. Mais attention, ça pourrait faire monter votre tension!
En voici, les meilleurs moments :
La liste de certains membres du très sélect club privé 357C et de leurs invités, déposée cette semaine à la commission Charbonneau, serait un avertissement à l’establishment d’affaires et au monde politique signifiant que personne n’est à l’abri. Ce serait le « just watch me » de la juge France Charbonneau à la classe dirigeante du Québec, a appris Le Devoir.
Avec cette liste, c’est le concept de proximité douteuse entre des firmes de génie-conseil, des entrepreneurs et des donneurs d’ouvrage public qui prend forme. Autour d’une table cinq étoiles, dans le décor feutré d’un club reconnu pour sa règle de confidentialité, se tissent des liens. On parle business et financement politique, l’expertise des uns s’entremêlant à celle des autres. Le client et le pourvoyeur deviennent des amis.
(...)
La suite des audiences publiques risque d’être difficile pour les « invincibles », car « tous ces gens vont mariner dans l’incertitude jusqu’en janvier », note un observateur attentif des travaux de la commission ayant requis l’anonymat. « La liste, c’est un attendrisseur de témoins ! », ajoute cette personne, un sourire dans la voix.
Source: Le Devoir, Le «just watch me» de France Charbonneau.

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