mardi 4 novembre 2008

La peur du mardi

Pour plusieurs, l'élection américaine c'est comme suivre les Nordiques en série quand j'était petit garçon. L'angoisse!


La peur est une émotion très puissante. Elle permet de gagner des élections: peur des terroristes, peur de perdre sa job, peur de perdre tout court. Cette dernière peur s'exprime beaucoup depuis quelques jours dans les médias quand il est question de l'élection américaine. Beaucoup de gens ayant investi des espoirs dans l'élection d'Obama, qu'ils soient Américains ou non,  sont traversés par une sourde angoisse et l'avouent: qu'est-ce qui va arriver qui frustrera mes espoirs?

Cette peur est la même qui nous travaille les tripes quand le Canadien (ou les Nordiques de mon enfance) avance dans les séries. Plus l'enjeu est grand, plus chaque seconde de la partie devient stressante. Je connais des gens qui ferment la télé. J'en connais aussi qui font la même chose pendant les débats électoraux.

Ce genre de peur est l'envers de l'espoir, c'est la peur de la déception, la peur de voir ceux qu'on aime battu par ceux qu'on haït. 

Dans une texte publié dans divers médias, Gregory Charles, qui est un bolé comme Obama, trouve sa réponse à la peur :
J'ai eu peur depuis plusieurs mois que le rêve qu'a fait naître en moi Barack Obama ne soit cruellement assassiné. Oui, assassiné. Barack ET mon rêve. Mais à présent, à quelques jours de l'événement, je n'ai plus peur. J'ai la foi. Je crois que c'est possible. Je suis prêt, moi, citoyen du pays voisin, mais copilote du même vaisseau spatial, à répondre à son appel.

Pour ma part, je suis du genre plutôt sceptique. Je trouve mon calme dans les sondages et les analyses, sans y croire dur comme fer. Je me rassure aussi en pensant que sur le terrain, les signes positifs sont assez forts pour que la peur des partisans d'Obama ne soit qu'un carburant de plus pour leur courage et que celle des supporteurs de McCain se mue en résignation immobile. 

J'aimerais ça que mon équipe gagne la coupe un jour.




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